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Pour Simon, qui n'est pas encore Tête d'Or, cette scène de retour, d'enterrement et de retrouvailles est une aube, un pressentiment, le début de la route, où il rencontre sa propre force. Le voici prêt à partir la conquête du monde, absolument lié à l'ami, Cébès, qui le suit, espérant. “C'était la dernière expérience que je voulais faire, c'est l'homme qui explore le monde avec le feu et l'épée, pour savoir si vraiment le grand monde contient quelque chose qui le satisfasse, et qui ne le trouve pas.” (Paul Claudel) Un grand poème de théâtre, deux acteurs, une petite scène en bois, quelques jours de travail pour deux représentations seulement. C'est ainsi que nous rêvons le théâtre : nécessaire parce qu'inutile, éternel parce qu'éphémère, riche parce que pauvre. Claudel, avec la première partie de cette pièce de jeunesse, nous redit que nous pouvons être au centre de notre joie.
Texte : Paul Claudel
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